mardi 2 décembre 2014

Democratie: les chargés des communications des partis politiques tirent la sonnette d'alarme sur le recul de la liberté de la presse en guinée

 Chargés de com' politique
Dans le but d'attirer l'attention de l'opinion nationale et internationale sur la violation des droits humains en guinée, les  communicants des différentes formations politiques ont conféré avec les hommes de médias lundi 1er décembre 2014 à la maison de la presse.


L'objectif dénoncé les violations croissantes de la constitution et des libertés fondamentales tous azimuts, particulièrement le musèlement de la presse et de la liberté d’expression.
Ces chargés de communication des partis de l’opposition ont égrené le chapelet des cas de violations des libertés d’expression, depuis l’accession d’Alpha Condé à la magistrature suprême. Le 25 juillet 2011, le Conseil national de la communication avait imposé à tous les médias du pays, l’interdiction d’évoquer l’attentat perpétré contre la personne du chef de l’Etat dans la nuit du 18 au 19 juillet.
Le 17 aout 2013, le directeur général de la station privée Baté FM de Kankan, a été menacé de mort par des inconnus et inquiété par les autorités de Kankan pour avoir donné la parole à des opposants.  Le 4 octobre 2014, interdiction a été faite aux journalistes et aux ONG de défense des droits de l’homme par les autorités politiques et militaires de la région de N’Zérékoré de faire leurs investigations de façon indépendante dans l’affaire du drame de Womey.
Et plus récemment, pour avoir accordé une interview au chanteur Elie Kamano qui dénonçait le régime d’Alpha Condé, un journaliste reporter du site afriquezoom.com a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire le 12 novembre 2014. Les agissements répétés du ministre de la communication, Alhousseine Makanera contre Espace TV et à l’endroit du correspondant de Radio France Internationale en Guinée ne sont pas en reste.
‘’C’est avec une indignation et une consternation sans précédent que nous constatons avec amertume le bâillonnement de la liberté d’expression dans notre pays : des journalistes menacés, arrêtés et condamnés, des leaders politiques également’’, écrivent les chargés de communication des partis politiques de l’opposition.
‘’Peut-on donc croire que les pratiques qui consistaient à harceler, intimider et violer les droits élémentaires des journalistes, des leaders d’opinion et acteurs politiques ne sont pas encore révolues en Guinée ?’’, se demandent-ils dans une déclaration, transmise à VisionGuinee.
Cette triste réalité constitue de toute évidence un ‘’recul démocratique’’, estiment-ils, et traduit la volonté du pouvoir à ‘’flétrir toute voix discordante ‘’. C’est pourquoi, les chargés de communication des partis politiques de l’opposition condamnent avec fermeté les violations graves du droit à l’expression, véritable indice de la démocratie.
Comme solutions, ils exigent des autorités politiques et judiciaires de s’abstenir à toute attitude attentatoire à la liberté d’expression, et de cesser immédiatement les persécutions dont sont victimes des leaders d’option, hommes politiques, journalistes, artistes, etc.
Les chargés de communication de l’opposition réclament aussi des autorités publiques le respect du principe constitutionnel et intangible de la séparation des pouvoirs, tout en invitant la communauté internationale à plus de vigilance dans le respect des libertés publiques et des droits humains à la lumière des conventions internationales que l’Etat guinéen a ratifiées.


Mamadou Saimou Sow 
univers497@gmail.com 
Tel: 628 65 00 55

Santé: Plombée par Ebola, la Guinée sera en récession en 2015

Ebola

Elles étaient promises à une solide croissance économique. Mais ça, c’était avant le déclenchement de l’épidémie. Désormais, à cause de la crise Ebola, la Sierra Leone et la Guinée, déjà gangrenées par la pauvreté, sont plutôt destinées à tomber en récession en 2015, a indiqué mardi 2 décembre la Banque mondiale.
Principale victime économique, la Sierra Leone devrait notamment voir son produit intérieur brut se replier de 2%. La contraction devrait en revanche être moindre en Guinée (-0,2%), affirme l’institution. En octobre, la Banque mondiale prévoyait encore pour 2015 une croissance robuste en Guinée (+2%) et surtout en Sierra Leone (+7,7%), qui émerge tout juste de plusieurs années de guerre civile.
Le Liberia s’en sort mieux
Seul le Liberia, qui déplore le plus grand nombre de morts (plus de 3.100), bénéficie d’une “forme de regain d’activité”, selon la Banque. Aidé par des “progrès“ dans la lutte contre l’épidémie, le pays voit ainsi ses prévisions de croissance revues à la hausse depuis octobre, de 1% à 3%, même si ces projections restent nettement inférieures à celles ayant cours avant le début de l’épidémie (6,8%), selon le rapport.
Au total la Banque mondiale calcule que le coût de l’épidémie pour les finances publiques des trois pays touchés s’élève déjà à près d’un demi-milliard de dollars, et que les investissements publics ont été réduits à hauteur de 160 millions de dollars, “sapant les perspectives de croissance futures”, assure la Banque mondiale.
Le coût total pourrait atteindre 32 milliards
“Ce rapport souligne pourquoi il faut arriver à l’objectif de zéro cas d’Ebola”, note le président la Banque mondiale, Jim Yong Kim, évoquant dans un communiqué un impact économique et humain “dévastateur”. “A mesure que nous accélérons notre réponse sanitaire, la communauté internationale doit faire tout ce qu’elle peut pour aider les pays touchés à reprendre la route de la reprise et du développement économiques”, explique Jim Yong Kim, dont l’institution a promis un milliard de dollars pour enrayer Ebola. La Banque considère que sa précédente estimation d’un coût total de l’épidémie en cas de propagation dans la région de 32 milliards de dollars reste “d’actualité”.
L’épidémie d’Ebola, qui s’est propagée en Afrique de l’Ouest depuis août, a déjà fait près de 6.000 morts.


 Source  AFP, publié sur universjeunes par Konaté Almamy Aboubacar

TALENTS JEUNES:Un jeune guinéen se penche sur la problématique de la pénurie d’électricité dans notre pays



C’est dans le souci de vulgariser ses études et trouvailles qu’’il a convié à une conférence de presse à la maison de la presse, pour expliquer vidéos à l’appui les prototypes qu’il a déjà réussi à mettre au point.il a ainsi profité pour démystifier la question de l’électricité qui pour lui, n’est pas insurmontable ; pour lui il faudrait  juste savoir transformer et modeler son environnement.
Son nom Mamadou Kolon Diallo, est un jeune originaire de Sagalé dans la préfecture de Lelouma ayant fréquenté l’école jusqu’en classe de huitième, il n’en demeure pas moins un rompu de la recherche scientifique et  s’est toujours posés des questions sur son environnement direct qui est sa source d’inspiration, comme pour les anciens, les pionniers de la science Galilée ou Aristote ; cela a développé chez ce jeune la faculté de transformer son environnement en son profit pour en tirer le meilleur ;sur cette lancée il a fait de la production de l’énergie électrique son cheval de bataille. Il se sert de l’énergie naturel de divers sources dont la pesanteur (l’énergie de la gravité), de l’eau (l’hydro électricité  avec  des micros turbines), du vent (l’éolienne), de l’énergie mécanique et des forces d’interaction des champs magnétiques des aimants (énergie magnétique) pour produire de l’électricité.
L’originalité avec ces mises au point ce qu’elles produisent de l’énergie  propre de façon illimitée mais surtout au lieu de d’utiliser des composants made in japon ou France il se sert d’objet de récup tel un rasoir  jetable des disc ou roue de bicyclette, des boites de laits usagers  etc.…Il faut préciser que tous les prototypes qui ont été présentés lors de cette conférence sont à la phase d’expérimentation, qui a permis de mettre en évidence les divers méthodes qu’il utilise pour produire de l’électricité, leur capacité est donc limité  par exemple à l’éclairage, alimenter une télévision, recharger des batteries de téléphones ou des accumulateurs. Pour la production à grande échelle, il faudrait une implication de l’Etat ou d’organisme capable de financer ce type de projet.
vu que ce secteur représente un véritable casse-tête pour les différents régimes qui se sont succédés dans notre pays, La balle est donc dans le camp des autorités au plus haut niveau afin de permettre à des jeunes de ce talent de pouvoir exprimer leur potentiel; mais d’une façon générale encourager la recherche, surtout dans un domaine qui est un levier indispensable au développement économique d’une nation.


Mamadou Aliou Diallo
666 62 25 67

Reportage: Les taxis motos prennent de l’élan dans la préfecture de Dinguiraye




Comme  d’autres  villes de la Guinée, la commune urbaine de Dinguiraye est aussi envahie par des jeunes qui pratiquent l’activité de conducteurs de taxis motos, non seulement  dans toute la ville, mais aussi dans les villages environnants.
Cette activité dans la  ville sainte d’El hadj Oumar Tall, située à environ cinq cent kilomètres de la Capitale Conakry, n’est pas un fait nouveau. La moto  est devenue de nos jours  un moyen  de déplacement commun et pratique des citoyens, ce métier est aussi une méthode d’obtenir un emploi, afin d’endiguer le chômage.
La grosse question qu’on se pose est de savoir, quelles sont les personnes qui s’adonnent à  ce métier ?
Notre rédaction a pu rencontrer un jeune homme qui mène sa vie dans ce boulot depuis trois ans, Hassane Diallo est chef de ligne dans leur organisation, ce poste  est chargé  de réclamer les quotas destinés à la taxe communale, une caution qui s’élève à 1000fg par jour et par  personne exerçant ce travail, cependant, le  montant fixé par la commune urbaine  comme  forfait mensuel est  à 400 000fg par mois.  Exaspérés par  la situation du chômage  dans notre pays, mais motivés surtout par la rentabilité du travail de conducteurs de motos- taxi,  nombreux sont les jeunes qui font ce métier comme une entreprise, c’est la raison pour laquelle des  gens de diverses classes sociales  se livrent à cette activité,  des diplômés sans emploi pour les uns  et illettrés pour d’autres, mais également des élèves, des étudiants, d’anciens couturiers  ou coiffeurs.
A la question de savoir comment ils sont organisés, Hassane Diallo répond :
 « Nous avons un bureau composé de cinq membres, ceux-ci sont chargés de coordonner les activités comme le recouvrement des  cotisations, avec lesquelles on pourra s’acquitter du paiement de notre local, qui est à 80 000fg par mois, une partie de cet argent est destiné à la préfecture, le reste on encaisse ». En ce qui concerne la recette journalière, il avoue que celle-ci varie entre quatre vingt à  cent mille francs guinéens  selon le nombre de voyages, surtout les différents déplacements qui peuvent  générer jusqu’à 300 000fg par jour. Sinon, les tarifs pour la ville de Dinguiraye  sont  estimés entre 2500 à  3000fg par tronçon  indique  Hassane Diallo.

 

Autre  aspect qu’il a rappelé, au-delà de la taxe, d’autres personnes payent 25000 fg par jour, au cas où l’engin ne leur appartient pas. Parlant  des  difficultés, M. Diallo, précise que c’est le problème d’infrastructures routières, ensuite la rareté parfois  des clients, outre cela, c’est le non paiement par certains individus une fois arrivés à destination, d’où d’autres payent la moitié du prix convenu. Entre  autre fait, c’est le problème de l’insécurité lié au métier, « certaines personnes nous déplacent pour un endroit très distant, mais une fois arrivés à des endroits inhabités,  ils se livrent à des assassinats pour qu’en fin ils puissent récupérer la moto ».
« En guise d’exemple, un conducteur de taxi moto a quitté une fois Siguiri pour venir travailler dans notre préfecture,  il a eu un déplacement pour un village appelé horé koubi, malheureusement il ne savait pas que c’est des bandits, dès qu’ils sont arrivés  à un certain niveau, les bandits l’ont tués  et  se sont emparés  de la moto. Pour pallier à ce problème, notre bureau a pris des mesures, d’abord le taxi moto qui a eu le déplacement  ira dans notre bureau où il va acheter un ticket de sortie  à cinq mille, la personne qui déplace aussi va se présenter avec sa pièce d’identité nationale pour qu’on l’enregistre en cas de problème, il est déjà connu d’avance ».
Cette activité est considérée aujourd’hui par bon nombre d’observateurs comme une source de revenu qui fait vivre des milliers de familles  à travers les préfectures  du pays  et commence aussi à se développer partiellement dans la capitale Conakry, principalement à cause des embouteillages, elle est aussi devenue l’une des causes de la vente florissante des motos, qui est devenue par ricochet un secteur très lucratif. Mais il faut noter  que,  bien que les risques soient  grands, comme le cas de  vols, de tueries ainsi que  des accidents, cette couche juvénile se lance de plus en plus  dans  ce métier pour subvenir à leurs besoins  quotidiens.


                                                                                                               Mamadou Saimou SOW
  envoyé spécial