mercredi 29 octobre 2014

Honorable Alpha Souleymane Bah Fisher, Président du PNR: « Je pense que l’opposition a vraiment exagéré »



   Honorable Alpha Souleymane Bah Fisher, Président du PNR
 « Je pense que l’opposition a vraiment exagéré » 
L’honorable Alpha Souleymane Bah Fisher, Président du Parti National pour le Renouveau(PNR), député,  vice Président  de  la Commission Communication à l’Assemblée nationale, a accordé une interview exclusive à notre rédaction.
Univers Jeunes : Comment se porte votre Parti ?
 Le Parti se porte bien, je viens de  rentrer  d’une tournée où j’ai visité plusieurs pays et capitales notamment en Hollande,  Belgique,  France, l’Allemagne et même le Canada, pour échanger avec  les structures de mon parti sur les futures  élections communales et communautaires et la présidentielle de 2015. A l’issue des ces rencontres, nous avons reçu des conseils aussi, ils ont exprimé leurs  préoccupations auxquelles nous allons tenir compte  dans nos futures communications ainsi qu’au niveau des  prises de décisions.
Quel regard portez –vous sur l’opposition républicaine qui a récemment voulu  manifester ?
Ecoutez, j’ai comme l’impression  que l’opposition détient une arme contre ce gouvernement, parce que, à chaque fois qu’il ya interférence entre les deux protagonistes, l’opposition brandit l’arme et le pouvoir recule, je pense qu’elle a vraiment exagéré. Il ya eu le dialogue et moi j’ai n’étais pas là, mais je pense que les mêmes problèmes qui ont été débattus il ya de cela trois ans ont été ramenés sur la table, je veux parler  de l’opérateur waymark, sabari etc. …. Je pense qu’il est temps qu’on essaye de mettre la loi au dessus des gens, tout ce  qui nous arrive aujourd’hui, c’est parce qu’on ne respecte pas les textes, on se focalise seulement aux vœux, aux paroles et aux interventions. A mon avis on ne peut pas gouverner un pays comme ça, c’est pourquoi on doit marcher sur les textes, l’exécutif et le législatif ne peuvent pas se mettre en place et qu’on continue à évoluer de consensus en consensus.
Alors quelle est la meilleure façon de faire pour cette opposition, parce qu’elle estime que le gouvernement a violé les accords du 3 juillet  2013 ?
Le PNR n’est pas partie prenante à ce dialogue du 3 juillet, mais ce que je veux dire, c’est qu’on ne peut pas continuer à évoluer de la sorte, parce qu’il est dit que c’est la CENI qui est habilitée à organiser les élections en Guinée. L’opposition est représentée à la CENI, mais si elle n’a pas confiance à ces hommes là on ne comprend  plus, il ya même des partis qui sont représentés à la CENI, mais qui n’ont  eu aucun député à l’Assemblée, comme le parti de Charles  Pascal Tolno, le parti d’Aboubacar Sylla, alors que son parti n’a pas participé aux élections législatives, et pourtant vous avez le PNR qui n’est pas représenté à la CENI , ça veut dire que les guinéens n’en veulent pas à ces gens là.
Quel constat faites- vous du drame survenu le 29 juillet 2014 à la plage de Rogbané où le Peuple de Guinée a perdu 33 de ses fils dont des filles ?
D’abord c’est une douleur et je suis vraiment tétanisé et révolté,  parce que moi je n’arrive pas à comprendre comment  ces enfants qui étaient partis pour se récréer  puissent avoir un tel sort, c’est irresponsable de la part de tous les acteurs, c’est pourquoi il est primordial d’interpeller non seulement les organisateurs, mais aussi  ceux- là qui l’ont autorisé. Par rapport au deuil,  c’est dire que c’est deux poids deux mesures, je pense que ce n’est qu’un début, on devrait même donner  15 jours de deuil et non une semaine, parce que le gouvernement et le  Président de la république ont  montré leur  sentiment à travers ce drame.
L’insalubrité est devenue l’une des sources de manifestations dans la capitale Conakry, quelle lecture faites- vous sur  la réticence des acteurs en charge de l’assainissement ?
En amont, on n’avait pas l’habitude d’avoir des ordures de telle envergure, mais je pense qu’on n’a un problème organisationnel, d’ailleurs ce n’est pas un fait nouveau, à mon avis il faut trouver un partenaire étranger qui va faire une gestion saine, comme le cas de l’aéroport qui est géré par les français  et le port autonome qui aussi est géré par Bolloré. Parce que, contrairement à ce que les gens pensent l’insalubrité est un travail scientifique.
Vous êtes le vice président de la commission communication à l’Assemblée nationale, dites- nous quelle est la vocation de cette commission ?
Le Parlement a trois vocation, voter les lois, contrôler  l’action du gouvernement et voter des budgets, la commission communication veille sur le secteur de la communication, quand le CNC ou le gouvernement ainsi que d’autres nous envoient des lois liées à la communication, la commission réfléchit est soumet aux députés pour enfin voter, mais nous n’initions pas des lois, plutôt nous recevons et c’est toutes les commissions qui votent les lois.
Quels sont les projets réalisés depuis la mise en place de cette commission, et que comptez- vous faire à court et à long terme pour les hommes de média ?
Ecoutez, l’Assemblée a reçu des projets de lois, mais  c’est que notre commission a reçu c’est la loi sur l’ARPT ainsi que sur  l’information, vous savez les lois viennent sur deux entités, soit de l’exécutif ou des députés, mais au jour d’aujourd’hui aucun député n’a fait une proposition de loi. Mais je pense que les prochaines sessions de lois  chacun de nous pourra faire une proposition de lois, mais  au niveau du PNR nous envisageons de créer un fonds de solidarité pour  la presse, afin de soutenir les organes de presse, mais tout ça il faut un mécanisme, des ressources qui vont  alimenter ce fonds, il faut que les hommes de média adhèrent  pour  définir  les critères d’accession à ce fonds, nous allons aussi expliquer au ministère de l’économie, voir si ceci ne va pas affecter le budget national. Cependant, nous allons nous battre à travers la mouvance présidentielle pour que ce fonds puisse être mis en place, afin de permettre aux agences de presse, aux organes de presse et aux journalistes d’atténuer certaines difficultés auxquelles ils font face.
Le virus de la fièvre hémorragique Ebola continue toujours de se propager dans la sous région de l’Afrique de l’ouest. Quelle appréciation faites- vous de la gestion de cette maladie par nos dirigeants ?
Je pense qu’ils sont en train de fournir beaucoup d’efforts, surtout avec l’implication de la communauté internationale, ils pourront endiguer avec tous les moyens qui sont en train d’être mis en place. Mais c’est regrettable avec  plus de 1000 morts  ou des gens qui ont péri sans savoir de quoi ils sont morts, néanmoins ayons confiance qu’à l’avenir ça pourra aller.
Quelle est votre réaction par rapport à la visite du Pr Alpha Condé aux Etats- Unis ?
Son voyage était nécessaire, vous avez vu,  plus de 30 milliards de dollars seront investis en Afrique, donc il fallait que le président soit là-bas pour tirer la part de la Guinée, sa présence est une forme de solution pour le pays, parce que même si c’est 2 milliards qu’il parvient à décrocher ça pourra nous permettre d’avoir des hôpitaux ou d’autres infrastructure dignes de ce nom. 
Votre parti est-il satisfait de son adhésion au RPG ARC EN CIEL, parce que d’aucuns disent que le parti au pouvoir ne respecte pas  ses engagements vis-à-vis des autres partis alliés ?
Nous nous sommes alliés au RPG ARC EN CIEL sans aucune condition, donc nous sommes différents des partis qui sont alliés sur la base des conditions économique, financière ou politique. Nous, nous ne sommes pas des quémandeurs, nous estimons que le jour où le président aura besoin d’un cadre de notre parti il pourra lui faire appel pour servir le pays. Notre parti a pour ambition de diriger la Guinée, d’ailleurs le parti est jeune et nous avons déjà participé à l’élection présidentielle de 2010 également aux élections législatives.
Avez-vous  des ambitions pour l’élection présidentielle  de 2015 ?
Le moment venu vous le saurez.
      Propos recueillis par Mamadou Aliou Sow


     

Fria : L’enlèvement des enfants devient un phénomène récurrent




Fria, une préfecture située à  environs  100 km de la capitale Conakry, cette ville a connue  cette semaine écoulée  un enlèvement de  quatre enfants   par des  hommes inconnus.  Ces adolescents ont été rattrapés   par des malfrats qui les ont étranglés  et jetés  dans une voiture 4 x 4  de couleur noire fumée, qui ont ensuite  pris une direction inconnue.
Oumar Barry, est l’une des victimes, il explique  sa mésaventure :  «  lorsqu’ils nous ont appelés de venir, on a refusé, soudain ils sont venus nous ramasser et mettre dans leur véhicule  en nous amenant jusqu’à un coin  de la ville appelé la piste, c’est ainsi qu’ils nous ont fait descendre de la voiture en nous disant que  si on bouge de ce point ils vont nous tuer, mais heureusement pour nous, il y’avait des personnes à côté, dès que le chauffeur a vu ceux-ci il a fuit en nous relâchant ». 
Aissatou Barry, la mère  des enfants victimes raconte :  « quand j’ai fini de préparer, je n’ai  pas  pu manger , parce que j’avais des inquiétudes de savoir  où se trouvaient mes enfants, c’est ainsi que j’ai tenté de joindre leur frère, mais son numéro n’a pas passé, après je me suis mis à marcher dans la ville pour leur rechercher , c’est dans cet élan que j’ai rencontré une fille qui m’a expliqué que les enfants se trouvent  chez le chef du quartier  à bowal.
A noter que cette pratique est devenue  quotidienne pour bon nombre de personnes dans notre société, qui, de nos jours, font un business juteux. Pour rappel,  d’autres  enfants avaient été quidnapés dans la préfecture de Dinguiraye au mois de mars de cette année, ces victimes ont été retrouvées à la frontière guinéo-sénégalaise  grâce aux services de la sécurité sénégalaise. Ce qui dénote  de la négligence de suivi de certains parents  vis-à-vis de leurs enfants.
                                                                                                                             Fatou Condé
 

Entretien avec le Coordonnateur de l’ONU pour Ebola, David Nabarro


Le Coordonnateur principal du système des Nations Unies pour la maladie à virus Ebola. Photo ONU/Mark Garten
21 août 2014 – L’Organisation des Nations Unies a lancé un effort sans précédent de coordination pour aider la Guinée, le Libéria, le Nigéria et la Sierra Leone à enrayer la propagation du virus, qui a fait plus de 1.200 morts et affecte maintenant plus de 1 million de personnes en Afrique de l’Ouest.
Alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) renforce son action contre l'épidémie de maladie à virus Ebola en Afrique de l'Ouest, l'Organisation des Nations Unies au sens large a lancé un effort sans précédent de coordination pour aider la Guinée, le Libéria, le Nigéria et la Sierra Leone à enrayer la propagation du virus, qui a fait plus de 1.200 morts et affecte maintenant plus de 1 million de personnes dans toute la région.
Les efforts de l'Organisation pour lutter contre l'épidémie ont bénéficié d'un coup de pouce la semaine dernière quand le Secrétaire général Ban Ki-moon a nommé le Dr David Nabarro, un médecin britannique et expert en santé publique, comme Coordonnateur principal du système des Nations Unies pour le virus Ebola, en appui au travail accompli par la Directrice-générale de l'OMS, le Dr Margaret Chan, et son équipe. La maladie a été identifiée en mars en Guinée et a récemment été qualifiée d'urgence de santé publique à portée internationale par l'OMS.
Rien ne justifie d’empêcher les gens de se rendre dans les pays qui sont actuellement touchés par l’épidémie de fièvre Ebola.
Dans un entretien avec le Centre d'actualités de l'ONU avant de partir pour sa première mission en Afrique de l'Ouest, le Dr Nabarro aborde certaines questions essentielles auxquelles sont confrontés les gouvernements de la région : le renforcement des secteurs de la santé dans les pays touchés, la protection des agents de santé qui se trouvent en première ligne, et la lutte contre la peur et la stigmatisation associées au virus Ebola.
Centre d'actualités de l'ONU: Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur la situation actuelle dans les pays touchés? Que fait l'OMS pour protéger les travailleurs de la santé dans la région?
David Nabarro : La maladie à virus Ebola s'est propagée dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest au cours des derniers mois. Dans trois de ces pays, c'est vraiment une grave épidémie. Sans doute, le premier pays à être touché a été la Guinée, et ce pays a connu des vagues d'infection. Mais maintenant, nous nous intéressons surtout à deux autres pays - le Libéria et la Sierra Leone - où les taux d'infection semblent augmenter. Nous observons de nouveaux cas signalés chaque jour dans différentes régions, notamment au Libéria et en Sierra Leone. La situation en Guinée est un peu plus stable. A l'avenir, nous craignons que l'épidémie continue de se propager et qu'on ne puisse pas la contrôler rapidement.
Centre d'actualités de l'ONU: Est-ce que l'OMS prend des mesures spécifiques pour protéger les agents de santé dans la région?
David Nabarro : Cette épidémie est particulièrement préoccupante pour le secteur de la santé. Et quand je parle du secteur de la santé, je veux dire les ministères de la santé, ainsi que les organisations partenaires qui travaillent avec ces ministères afin d'aider les gens à rester en bonne santé et à ne pas tomber malades, et les organisations internationales comme l'Organisation mondiale de la santé, qui est particulièrement impliquée dans cet effort. L'OMS et d'autres ont poussé à ce que deux choses se produisent. Tout d'abord, que le secteur de la santé soit en mesure d'aider à diagnostiquer les gens qui sont considérés comme ayant la maladie à virus Ebola, et ensuite de leur permettre d'avoir le bon traitement dont ils ont besoin.
Dans le cas de tous les pays touchés, ce sont les services de santé nationaux qui sont en première ligne et ils sont soutenus par des organisations partenaires et par l'Organisation mondiale de la santé, qui prend des mesures notamment pour essayer de permettre au personnel chargé des soins de santé de fournir un traitement approprié et de ne pas contracter eux-mêmes la maladie. C'est un défi important parce que le virus Ebola est contagieux. Mais si les précautions adéquates sont prises, il n'y a pas d'infection. Nous savons que le virus se transmet d'une personne à une autre par les fluides corporels. Cela signifie, par exemple, les vomissures ou les selles ou peut-être même la salive. Si vous pouvez vous protéger du contact avec les fluides corporels d'une personne infectée, vous ne serez pas infecté.
Ainsi, les secteurs de la santé, avec les différentes organisations partenaires et l'OMS, sont chargés d'apporter des conseils au sujet des précautions à prendre afin de prévenir l'infection. Et c'est la clé pour essayer de trouver des moyens permettant de contrôler la maladie, de fournir un traitement approprié et en même temps d'éviter aux agents de santé et à d'autres d'être infectés.
Centre d'actualités de l'ONU : Quelles sont les risques de propagation du virus dans les pays en dehors de la région et que fait l'ONU pour empêcher que cela se produise?
David Nabarro : Alors que les informations sur l'infection par le virus Ebola se sont propagées, la communauté internationale a demandé à l'Organisation mondiale de la santé de fournir des conseils sur ce qu'il faut faire à ce sujet. Tout d'abord, l'OMS a convoqué une réunion de son Comité d'urgence, et ce comité a conclu que l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est une urgence de santé publique à portée internationale. Cela signifie qu'il y a une série de mesures qui sont prises pour contrôler l'épidémie et pour aider les personnes touchées, et aussi pour essayer d'empêcher la propagation de la maladie à d'autres pays de la région. Cela signifie essayer de trouver les gens qui sont infectés, établir des restrictions sur leurs déplacements afin qu'ils ne puissent pas voyager et infecter d'autres personnes, et les mettre en quarantaine dans des endroits où ils peuvent obtenir un traitement approprié et un soutien. C'est la base des efforts visant à prévenir la propagation.
Maintenant, bien sûr, cela ne signifie pas que vous empêchez tous les gens de voyager en provenance des pays touchés. Cela ne signifie pas que vous empêchez tous les voyages vers les pays touchés. Il s'agit de se concentrer sur les personnes qui sont susceptibles d'avoir la maladie ou d'avoir été exposées à la maladie. Ce sont elles que nous essayons d'empêcher de se déplacer.
Centre d'actualités de l'ONU : Comment l'épidémie affecte-t-elle les opérations de maintien de la paix des Nations Unies et d'autres opérations vitales en Afrique de l'Ouest? Est-ce que le personnel des Nations Unies peut voyager dans les pays les plus touchés?
David Nabarro : Je tiens à être clair, très clair. Rien ne justifie d'empêcher les gens de se rendre dans les pays qui sont actuellement touchés par l'épidémie de fièvre Ebola. Le problème est que vous voulez empêcher les gens d'entrer en contact étroit avec des personnes atteintes de la maladie à virus Ebola, en particulier de les toucher. Cela signifie identifier les personnes qui ont la maladie et les aider à éviter d'être en contact avec d'autres personnes. Mais cela ne signifie pas que vous avez une sorte d'interdiction générale de voyager dans les pays touchés.
Et cela signifie bien sûr que le personnel des Nations Unies peut continuer et doit continuer à travailler dans les pays touchés par la maladie à virus Ebola. Cela vaut aussi pour les soldats de la paix. Ils ont un rôle vital à jouer dans certains pays de la région, et bien sûr nous encourageons les soldats de la paix à prendre les précautions nécessaires pour ne pas être en contact étroit avec des personnes atteintes de la maladie. Mais cela ne signifie pas que les voyages du personnel des Nations Unies dans les pays touchés par la maladie à virus Ebola sont interdits ou sujets à restriction. Je veux être très clair à ce sujet.
Centre d'actualités de l'ONU : Vous avez rencontré des représentants des pays touchés. Quelles étaient leurs principaux messages pour vous?
David Nabarro : J'ai rencontré les représentants des pays touchés par la maladie à virus Ebola et ils m'ont fait savoir que leurs peuples et eux-mêmes étaient déterminés à réduire la transmission de cette maladie. Ils veulent être impliqués dans l'effort destiné à mettre la maladie sous contrôle. Ils veulent que le système des Nations Unies, dirigé notamment par l'Organisation mondiale de la santé, les aide à avoir des services de santé solides qui puissent fournir de meilleurs soins aux personnes qui sont touchées ou menacées par la maladie à virus Ebola.
Les représentants des pays touchés m'ont dit que je devais garder à l'esprit que la réaction à la maladie à virus Ebola a d'importantes conséquences économiques et sociales pour leurs populations. Ils m'ont demandé de faire de notre mieux pour fournir des informations exactes sur la maladie, sur les façons dont elle est transmise, sur les façons dont l'infection peut être évitée. Ils ont demandé que l'ensemble du système des Nations Unies travaille de manière coordonnée pour les soutenir. Ils nous ont demandé d'être avec eux alors qu'ils affrontent l'épidémie actuelle et qu'on les aide à reconstruire après.
Ils nous ont rappelé qu'ils sont sortis d'une guerre civile tout récemment et qu'ils se développent très bien. C'est un revers très sérieux et ils nous ont demandé de les aider à revenir sur cette voie. J'ai été en mesure de les rassurer et de leur dire qu'au plus haut niveau des Nations Unies, il y a un engagement absolu à soutenir ces pays et à les aider, eux et leurs peuples, à faire face à l'épidémie actuelle.
Centre d'actualités de l'ONU: Que peut-on faire pour empêcher le public de paniquer? Est-ce que les médias sociaux sont utilisés pour faire passer le message des Nations Unies?
David Nabarro : Tout d'abord, le message que tous les agents de santé tentent de faire passer, c'est que nous devons travailler ensemble pour tenter d'empêcher que la maladie à virus Ebola affecte les communautés et se propage. Et travailler ensemble veut dire que chacun d'entre nous comprend la façon dont la maladie est transmise, que nous travaillons tous pour permettre aux personnes qui ont été infectées d'avoir accès à un traitement approprié, que nous travaillons tous pour permettre aux personnes qui ont été infectées d'éviter de transmettre la maladie à d'autres. Cela implique l'ensemble de la société. Cela veut dire un mouvement social pour obtenir que la maladie soit sous contrôle. Cela ne peut pas simplement être fait par quelques médecins et infirmières.
Et cela signifie que la communication est essentielle. La mobilisation sociale est la clé. Les médias sociaux sont un moyen essentiel de communication. Nous savons, en parlant avec les communautés, qu'il y a certaines pratiques, en particulier liées aux soins aux personnes ou quand il s'agit de les aider au moment où elles meurent, qui ont un rôle particulièrement important dans l'augmentation de la transmission du virus. Et cela signifie que, en travaillant avec les communautés, il est possible de leur permettre d'éviter les infections en diffusant des informations précises sur la façon dont les gens peuvent éviter de s'infecter eux-mêmes.
C'est là que les médias sociaux ont un rôle clé à jouer. Ceux-ci sont déjà utilisés dans la région par des professionnels de la santé. Et l'Organisation mondiale de la santé et d'autres organisations au sein des Nations Unies, y compris l'ensemble de la communauté de maintien de la paix, apportent leur soutien grâce à la radio, à travers d'autres médias et par la communication directe entre personnes.
Centre d'actualités de l'ONU : Quelles sont les plus récentes informations concernant les médicaments expérimentaux utilisés pour traiter le virus Ebola? Quelle est la position de l'ONU à ce sujet?
David Nabarro : Récemment, l'attention s'est focalisée sur les médicaments expérimentaux qui ont été produits par certains laboratoires pour le traitement possible de la maladie à virus Ebola. L'attention s'est aussi focalisée sur l'utilisation de vaccins, dont certains sont en cours de test. La première chose que j'ai à dire, c'est que ces médicaments et ces vaccins ne sont pas encore passés par la totalité des tests de pré-production qui sont nécessaires avant qu'un médicament soit autorisé à être vendu et recommandé pour le traitement ou la prévention.
Cependant, l'Organisation mondiale de la santé a récemment réuni un certain nombre de différents organismes pour fournir des conseils éthiques sur la manière dont l'accès à des traitements expérimentaux pourrait être accéléré pour les communautés et les individus qui sont touchés par la maladie à virus Ebola. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Il y a encore beaucoup de travail à faire. Mais mes collègues de l'Organisation mondiale de la santé m'ont assuré qu'ils cherchaient à accélérer l'accès, qu'ils travaillaient avec les différents producteurs, et essayaient aussi d'aider à mobiliser des fonds pour rendre cela possible. Donc, nous allons voir ce qui se passe. C'est certainement un domaine qui bénéfice d'une grande attention.
Centre d'actualités de l'ONU : Compte tenu de la stigmatisation et de la peur associées au virus, qu'est-ce qui peut être fait pour réinsérer les survivants dans la société?
David Nabarro : Les gens qui se battent contre la maladie à virus Ebola sont des gens courageux. Les gens qui les soutiennent sont des gens courageux. Ce courage est extraordinaire. Quand j'entends et vois que les gens ont survécu la maladie à virus Ebola, je les vois comme des gens qui non seulement ont fait preuve d'un courage énorme, mais aussi qui ont un énorme potentiel. De plus en plus, ces personnes se portent volontaires pour aider au traitement de ceux qui sont encore infectés par le virus. De plus en plus, elles deviennent des ambassadeurs pour la communauté des personnes qui sont menacées par la maladie à virus Ebola.
Ce sont de vrais partenaires. Si quelqu'un dit qu'on devrait les tenir à l'écart, ma réponse est qu'on raterait un énorme potentiel. Ce sont les vrais champions. Ce sont les gens avec qui vous devriez travailler parce qu'ils sont de plus en plus le pilier de l'action communautaire pour essayer d'empêcher l'infection et pour encourager de meilleures installations pour le traitement des malades.
Source: l'ONU


Le rapport de l’ONU sur la violence physique et la torture en Guinée



Le président guinéen Alpha Condé
Le président guinéen Alpha Condé

CONAKRY-Dans un document publié ce lundi 27 octobre 14 à Conakry,  intitulé ‘’Rapport sur la situation des droits de l’homme dans les lieux de détention en République de Guinée’’, le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l'homme en Guinée décrit une situation lugubre voire affligeante dans les prisons en Guinée, a appris Africaguinee.com.
Insalubrité et surpeuplement dans les prisons…
Ce nouveau rapport de cette instance Onusienne note que la situation des droits de l'homme dans les lieux de détention en Guinée, est assez ubuesque. Les condamnés et les prévenus sont détenus dans des établissements pénitentiaires surpeuplés et insalubres qui ne répondent pas aux normes internationales des droits de l'homme, décrit le rapport.
Des violations commises à différents stade de chaine pénale…
Sur la base des visites effectuées par le Bureau du Haut-commissariat aux droits de l'homme en Guinée dans 30 centres de détention et 53 postes de police et de gendarmerie, le rapport documente des violations des droits de l’homme commises à différents stades de la chaîne pénale.  Parmi lesquelles le non-respect des garanties procédurales lors de l'arrestation, de la garde-à-vue et dans la conduite du procès pénal.
«L’application des droits fondamentaux et des garanties procédurales, comme le droit au respect de l’intégrité physique et morale, le droit à la défense au cours d’un procès pénal et le droit de toute personne arrêtée d’être traduite devant un juge dans un bref délai et d’être jugée dans un délai raisonnable, souffre de sérieuses restrictions », indique le rapport.
Tortures et mauvais traitements des détenus…
Le rapport recense également de nombreux cas de torture et autres mauvais traitements commis dans les lieux de détention.
Le document de 26 pages consigne également le recours quasi-systématique à la détention provisoire et l'absence d’audience régulière comme étant les principales causes de la surpopulation dans les prisons guinéennes.
Des cellules exigües, obscures, surchauffées et insalubres…
À la Maison centrale de Conakry, argumente le document, sur un total de 1140 détenus en mai 2013, seulement 250 avaient été condamnés alors que 890 étaient en détention provisoire. La Maison centrale de Conakry a été construite à l'origine pour accueillir 300 prisonniers.
Les cellules sont restreintes, obscures, surchauffées et insalubres. Elles manquent d’aération et de latrines décentes », note le rapport. « Les détenus dorment à même le sol», indique le bureau du haut commissariat aux droits de l’homme en Guinée.
Des mineurs qui partagent les mêmes cellules avec des adultes…
Dans certains centres de détention, renseigne l’instance onusienne, les mineurs partagent des cellules avec des adultes. Il n’existe pas de centres de détention pour les femmes. Ces dernières sont parfois détenues dans les couloirs des centres de détention ou contraintes de partager les mêmes latrines que les hommes. Les personnes prévenues et condamnées sont souvent détenues dans les mêmes cellules.
Quelques efforts visant à améliorer les conditions de détentions…
Le rapport reconnaît cependant les efforts déployés par le gouvernement pour réformer le secteur de la sécurité, en particulier à travers l'adoption d'une politique de sécurité nationale. Le gouvernement a également adopté des mesures visant à améliorer les conditions de détention, notamment la construction ou la rénovation de certaines prisons et l'amélioration de la qualité de la nourriture distribuée aux détenus. L’Etat guinéen travaille également à la rénovation des infrastructures de la justice, de la police et la gendarmerie.
De l’appel à la criminalisation de la torture…
Le rapport exhorte le gouvernement à redoubler d'efforts pour s’assurer que les conditions de détention soient conformes aux normes et standards internationaux. Il appelle également à l'adoption rapide d'une loi criminalisant la torture et des mesures pour veiller à ce que toutes les allégations de torture fassent l’objet d’une enquête approfondie et impartiale. Ce rapport ressort après la visite du haut commissariat de droit de l'homme en guinée dans les différents lieux de détention.

 source:africaguinée

mardi 28 octobre 2014

69 session de l'Assemblée générale des Nations Unies


                                                        

                                              La salle de l’Assemblée générale. Photo: ONU
17 septembre 2014 – Le Président élu de l'Assemblée générale des Nations Unies, Sam Kahamba Kutesa, a donné mardi après-midi, aux côtés du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, le coup d'envoi des travaux de la soixante-neuvième session de l'Assemblée.
M. Kutesa, qui est un ancien Ministre ougandais des affaires étrangères, a affirmé qu'au cours de cette session, les États Membres auront « l'occasion historique » de définir un programme de développement pour l'après-2015 « véritablement transformateur » avec pour objectifs principaux l'élimination de la pauvreté et de la faim et la promotion d'une croissance économique durable et inclusive.
« Ce programme doit être holistique, centré sur l'action et universellement acceptable tout en prêtant dûment attention aux réalités régionales et nationales », a-t-il souligné.
M. Kutesa a insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats mondiaux pour le développement et d'élargir la coopération entre et parmi les États Membres, le secteur privé, la société civile et les autres parties prenantes. Il a aussi insisté sur la mise en place d'un régime commercial équitable et la promotion des investissements directs nationaux et étrangers.
« Cette soixante-neuvième session pourrait être la session la plus importante en une génération et pour une génération entière », a estimé le Secrétaire général.
M. Ban Ki-moon a rappelé que les Etats membres se mobiliseront dès ce mois de septembre contre les changements climatiques, pour les droits des peuples autochtones, pour la santé des femmes et des fillettes et contre le virus Ebola.
Le Secrétaire général s'est inquiété de la montée de l'intolérance dans le monde, « des sociétés qui se referment sur elles-mêmes et des groupes prêts à exploiter les différences et à lancer des campagnes de haine ». « Cette Assemblée générale s'érige comme l'ultime repoussoir de cette perspective déformée et vénéneuse du monde », a-t-il affirmé.
Au cours de cette première séance, le Président de l'Assemblée générale a annoncé son intention de convoquer, en février 2015, un débat thématique de haut niveau sur les moyens de mise en œuvre du programme de développement pour l'après-2015 dans le but de mobiliser « les ressources nécessaires pour faire des ambitions du programme une réalité ».
Il a aussi annoncé pour mars 2015, un débat thématique de haut niveau sur l'égalité entre les sexes et l'autonomisation de la femme dans le cadre du programme de développement pour l'après-2015, suivi, en avril ou en mai, d'un autre débat de haut niveau sur la résolution pacifique des conflits et le renforcement de la coopération entre l'ONU et les organisations régionales. Une manifestation de haut niveau portant sur la lutte contre les changements climatiques est également prévue en juin 2015.
M. Kutesa a aussi fait observer que cette soixante-neuvième session sera marquée par les commémorations du soixante-dixième anniversaire de l'ONU, du vingtième anniversaire de la Conférence de Beijing, du quinzième anniversaire de la Déclaration du Millénaire et du dixième anniversaire du Sommet mondial de 2005.il faut noter que l'Assemblée générale élit l'ougandais Sam Kutesa pour présider sa 69 sesssion.
SOURCE: ONU

Entretien exclusif avec le troisième vice président de l’Assemblée nationale, Abdoulaye Diouma Diallo



Exclusif

 Il  se prononce  sur la situation du budget, Ebola et les difficultés rencontrées par les députés.  
Dans le but d’élucider  aux guinéens  la cause fondamentale de la revue en hausse du budget de la présidence de la république, également ce que font les élus du peuple  par rapport à ce sujet, ainsi que    la récente rencontre entre les députés et la coordination de riposte contre le virus hémorragique Ebola et tant d’autres questions, notre rédaction a rencontré cette troisième personnalité de l’hémicycle.
La hausse  du  budget  de la première institution de la république de 23%, suscite assez de polémiques et d’indignations  aux niveaux des  citoyens guinéens.  Pour Abdoulaye  Diouma  Diallo, député et troisième vice président de  l’Assemblée nationale, au niveau des commissions, ce budget  est  en train d’être analysé dans les détails   ainsi que les   différentes rubriques budgétaires, nous savons qu’il est revu à la hausse à travers la loi de finance rectificative, mais  nous ne  connaissons pas pour le moment les raisons de cette augmentation. Il  poursuit en indiquant que c’est une surprise pour eux, parce qu’ils pensent  tous qu’avec  cette loi de finance rectificative, l’argumentaire  développé  par l’exécutif est qu’au niveau du ministère de la santé, il ya des fonds destinés à la coordination de lutte contre le virus Ebola, d’où d’autres montants iront  au niveau des agences nationales et internationales de lutte, notamment l’Unicef, Médecins sans frontières et tant autres, outre  le comité de lutte contre le VIH/Sida.
Autre faits, ce qu’il ya eu le rehaussement du budget de la primature, contrairement au ministère de la santé, au ministère de la justice  également le ministère  de la sécurité où leurs budgets ont été rabaissés, pourtant nous estimons qu’il faut améliorer les conditions de travail de cette justice, paradoxalement l’exécutif n’a pas cette volonté. Ce pendant tout le budget est en phase d’étude profonde par  la commission  de  fond  où toutes les sensibilités sont représentées, après il y’aura la commission inter de fond, celle-ci  aura comme représentation toutes les commissions de parlement. Cette commission analysera profondément avec des détails à l’appui sur le motif de la diminution de crédits des différents secteurs, martèle M. Diallo
Par rapport à la mise en place des commissions d’enquêtes parlementaires sur les exactions commises ou ce qui est en train d’être produit comme crimes.
M. Diallo répond, vous savez,  il ya eu pas mal de crimes, dont les crimes de sang où nous avons tellement parlé, d’ailleurs au niveau de notre formation politique de l’UDFG, nous avons enregistré cinquante huit personnes(58) tuées  soit  au cours des manifestations politique, des marches pacifiques ou par des attaques ciblées comme le cas de Amadou Oury Diallo, président de la section motard, malheureusement,  il n’ya eu jamais d’enquête, du coté de notre sensibilité  nous ferons tout pour éclairer la lumière sur ces assassinats, encore sur ce qui c’est passé dans la région forestière, plus précisément à Womey  ainsi que d’autres.
S’agissant de  la question du transfert de vingt millions de dollars vers Dubai, qui ont été saisi à Dakar. Le député  souligne, dans notre calendrier, nous aurons des entretiens avec  le Gouverneur  de la banque centrale, qui est le 1er responsable de cette institution, dans ceux-ci, les députés lui poseront toutes les questions liées à cette transaction. Aujourd’hui beaucoup de députés pensent qu’il faut mettre en place une commission d’enquête parlementaire, parce que nombreux sont des citoyens qui estiment que ce transfert est effectué de façon frauduleuse, bien que certains de nos collègues de la mouvance ont dit que c’est une procédure normale  qui a été suivie, cela  ne  nous  empêchera pas   d’éclaircir le dossier  avec toutes les pièces  qui seront mis à notre disposition par les concernés. Cette phase nous amènera  avec ceux de  l’exécutif à établir un rapport final, pour qu’en fin les citoyens sachent comment le travail a été  effectué.
 En ce qui concerne les difficultés rencontrées  par leur institution,  M. Abdoulaye Diouma Diallo, avoue  que dans une nouvelle assemblée comme celle là  où les gens ne sont pas habitués  au pluralisme, avec  quinze partis  politique  représentés  dans cette assemblée, c'est-à-dire  la mouvance présidentielle  et l’opposition, les débats ne sont pas  facile, chacun essaye de camper sur sa position, tandis qu’on  devrait avoir un parlement  fiable et responsable capable de défendre l’intérêt des citoyens face à l’exécutif, voilà le premier souci auquel  nous sommes confronté.
En dehors de ça, il ya le problème de moyens de travail, notamment les ressources financières et matérielles, le bâtiment qu’abrite le parlement n’est pas propice, les députés sont en manques des outils nécessaires pour effectuer un travail remarquable, encore il n’ont pas  les moyens financiers pour faire appel à  d’autres personnes qui ont l’expertise en droit, économie ou d’autres domaines, permettant d’appuyer le député dans sa mission de travail, en réalité les députés ne sont pas des gens qui peuvent  ou qui connaissent  tout , ils doivent être assistés. Dans les autres pays chaque député a son staff avec son budget de fonctionnement où il pourra mener son travail convenablement.
Mais comme les moyens ne sont pas là, on ne peut pas  exiger, d’après nos informations nous  sommes le seul pays en Afrique et même au monde  à n’avoir pas un parlement digne de nom. Néanmoins  le ministère de l’urbanisme nous a donné un domaine à Koloma pour abriter le siège du parlement et on est en train de voir avec le pouvoir exécutif la possibilité de trouver un financement.
Par rapport à la fièvre hémorragique à virus Ebola, il déplore tout d’abord  les centaines de vies qui sont perdus  avant d’indiquer la raison pour laquelle ils ont consacrés une journée de réflexion sur la lutte contre ce virus. Poursuivant son intervention, il indique qu’à l’occasion de cette séance,  les députés ont reçu  la coordination de lutte contre cette  épidémie, le ministre de la santé, l’OMS, la Banque mondiale, MSF et l’Unicef. Dans cet entretien nous avons pu apprécier les efforts fournis par la communauté internationale aussi par le corps médical qui continu à riposter à l’intérieur du pays, en outre nous avons attirés l’attention des partenaires afin  d’appuyer le pays à sortir de ce marasme, dit le député Abdoulaye Diallo.
 Il poursuit en disant qu’au cours de leur échange avec Dr Sakoba, la question de gestion de fond et de matériels alloués à cette lutte a été débattue. Le Dr sakoba Keita, nous a dit que  d’autres  fonds ne passent  pas par leur coordination, comme les fonds qui viennent de la Banque mondiale sont amenés aux agences, soit par OMS ou l’Unicef.  Abdoulaye Diouma Diallo atteste  qu’il est très tôt de critiquer la gestion de cette commission. Au moment où nous sentirons des cas de détournements nous allons mettre en place une commission d’enquête  parlementaire, mais pour l’instant on doit encourager ce travail de risque de ces médecins.
Pour les projets de lois, le troisième vice président explique ceux-ci : les députés peuvent initier des lois, le pouvoir exécutif aussi  peut proposer des lois, envoyer à l’Assemblée, en revanche  celles-ci  deviennent des lois exécutable, lors que les députés leurs  valident. La société civile encore peut avoir l’envie   de suggérer aux députés de légiférer sur un certains nombre  de lois qu’ils ont proposés. De nos jours l’opposition est en  train de travailler  sur des projets  d’initiation  des lois, parce qu’en amont les lois doivent être soumises au conseil des présidents de l’Assemblée  avant de  leurs soumettre  à la plénière.

Entretien réalisé par Mamadou 3 Diallo       
 664 91 76 99/622 05 22 10